Les avis de vos amis
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Beau et émouvant
Merci aux acteurs d'avoir réussi, avec simplicité, à nous faire partager un moment de théâtre si fort.
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Le projet Laramie au théâtre du carré rond
Un sujet grave, remarquablement et sobrement mis en scène. Les comédiens, tantôt acteurs, tantôts spectateurs, campent leurs personnages avec justesse, émotion et respect. J'ai beaucoup aimé.
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Quand la réalité dépasse la fiction
A l’origine de la pièce une troupe d’acteurs qui veut remonter le processus de la création théâtrale en sens contraire, partant du réel pour en faire un drame, en donnant voix à des personnes bien vivantes afin de comprendre et entendre les réactions, les indignations ou la joie dissimulée face au meurtre d’un jeune homme homosexuel d’à peine 20 ans. Homophobie, malheureux concours de circonstance ? La parole à l’état brut. Les témoignages rappellent une enquête policière, chacun exposant sa vision des évènements. L’orchestration des interviews est sobre, simple montage des mots qui se répondent, qui ouvrent sur différents points de vue. Tout comme les habitants de Laramie qui reçurent, sans s’y préparer, l’annonce violente de la mort de Matthew Shepard, les spectateurs doivent choisir leur position dans cette suite de portraits. Les acteurs incarnent avec justesse les différentes figures des habitants de Laramie. Les rôles s’enchaînent, s’opposent, montrant un certain talent de la part des comédiens. Le montage se veut choral comme l’écho d’une société. La mise en scène en occupant discrètement l’espace scénique et les lumières, se fait si bien oublier que nous assistons à une simple mise en espace et le texte qui n’est qu’une retranscription d’enregistrement touche rapidement ses limites artistiques. La belle chorégraphie de l’enterrement, avec l’avancée des parapluies, aurait sans doute gagné à apparaître à d’autres moments du spectacle pour redensifier la forme assez pauvre qui ne repose que sur les comédiens et le message. Néanmoins, cet ambitieux projet de s’engager, dans ce qui relève d’un geste éthique et politique, est assez rare dans le paysage théâtral français pour être relevé et soutenu. Et si la démarche poétique est parfois faible, les acteurs sont admirables et soutiennent généreusement ce projet.
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Chronique de la haine ordinaire
Cette pièce n'est pas une pièce militante de la communauté homosexuelle. Elle rend compte simplement de la bêtise humaine, de l'exclusion, plus ou moins avouée, plus ou moins avouable, d'un individu parce qu'il vit "en marge" de sa communauté. Elle parle de la superficialité des rapports humains, de la vie en société, des médias, des rapports humains. La mise en scène est originale et très adaptée au contenu. Une pièce digne d'intérêt, sous des abords plutôt austères. Ce n'est pas fait pour vous détendre...







