Beaux-Arts, ethnographie et archéologie
L'origine du musée Denon remonte à 1819, date à laquelle Jacques-Etienne Caumartin, maître de forges, offrit une rente perpétuelle en vue de la création d'une école de dessin et d'un musée pour sa ville natale. Elevé sur l'ancien couvent des Ursulines, le bâtiment date du XIIIe siècle. Et c'est en 1866 que Jules Chevrier, directeur de musée, obtient la séparation du musée et de l'école de dessin. Le musée Denon comprend trois sections (beaux-arts, ethnographie et archéologie) qui sont divisées en différentes salles. On peut y voir, entre autres choses, une représentation des écoles française, italienne, flamande et hollandaise du XVIIe siècle. La salle du XIXe est, pour sa part, consacrée à la peinture française à travers des artistes comme Thomas Couture ou Etienne Raffort, né à Chalon et qui fut l'un des précurseurs de l'impressionnisme. Quant à la salle Denon, elle rend hommage au fondateur de l'égyptologie qui accompagna Bonaparte dans sa campagne d'Egypte. Une salle qui contient les oeuvres des artistes qu'il a connus et aidés. On notera que la salle du XVIe est consacrée aux arts décoratifs, à la peinture religieuse et aux portraits. On arrive ensuite dans la salle constituée d'armoires de mariage, de buffets et d'objets de batellerie. Ces meubles, pour la plupart du style dit de Sennecey, datent de 1830 et ne se trouvent qu'à proximité du vignoble de la Saône, entre Tournus et Chalon. Puis, on découvrira la salle du Bouddha, orientée vers les collections plus exotiques avec l'art égyptien et grec, les collections d'Amérique précolombienne, l'art musulman et africain ou d'Extrême-Orient. Enfin, le rez-de-chaussée est réservé aux collections lapidaires et archéologiques, réalisées à Chalon et dans sa région. A noter, pour les passionnés, que des catalogues ont vu le jour sur la collection amérindienne du musée ainsi que sur la collection islamique, alors qu'en vitrine, il est possible de voir le vrai fusil d'Abd El Kader.