Période : XIVe-XIXe siècle
Un château de bois a vraisemblablement existé dès le VIIIe siècle en haut de la colline de Saint-Priest, à l'emplacement du château actuel. À la fin du XIIIe siècle, des textes font état d’une maison forte entourée de fossés. Au XIVe siècle, l'ensemble fortifié se complète d'un donjon et, en 1336, la famille Richard reçoit le château – et les droits afférents – de l’abbé d’Ainay, premier seigneur de Saint-Priest.
En 1455, le roi Charles VII convoque au château de Saint-Priest les États et la noblesse du Dauphiné afin de soumettre son fils Louis – le futur Louis XI – qui lui refuse obéissance. Au XVIe siècle, François Ier aurait fait plusieurs séjours au château (ce qui expliquerait la présence de la salamandre sculptée sur la façade du donjon). Une partie du décor de l'ancienne forteresse date de cette époque (les leçons d'architecture et d'ornementation s'importent alors d'Italie).
A la fin du siècle, alors que le roi Henri IV cherche à pacifier le pays, le château accueille à plusieurs reprises les assemblées chargées, dans les années qui précèdent l’Édit de Nantes (1598), de régler les modalités de la pacification. Le 28 février 1645, Henry de Richard vend ses terres à Jacques Guignard, futur prévôt des marchands de Lyon (1654-1657). Au XVIIe siècle, un escalier monumental est installé dans l'aile nord. Au XVIIIe siècle, reconstruction des deux façades du corps central.
Pendant la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la famille Guignard fait faire des travaux par l'architecte Jacques Nogaret. A la Révolution, les biens des Guignard sont inventoriés et mis sous séquestre. Après la tourmente, les Guignard récupèrent leur bien et le conservent jusqu’en 1839 (ou 1850 ?), date à laquelle ils vendent le château qui passe ensuite aux mains de plusieurs propriétaires.
Début du XXe siècle : sans aucune raison historique, une échauguette est ajoutée. Dans les années 1920 : les Missions africaines s’installent au château. En 1938, la commune de Saint-Priest devient propriétaire du château. En 1944, le château sert de prison pour les officiers allemands. Après la Seconde Guerre mondiale, le château accueille l’Office municipal de HLM ainsi que divers services municipaux (salles de sports, Maison des jeunes et de la culture, Centre médico-social…) et abrite même un commissariat de police (dans l'aile Sud).
Dans les années 1980, la municipalité de Saint-Priest, désireuse d’aménager un centre d’art contemporain dans le château, fait part de son souhait que le bâtiment bénéficie des dispositions de la loi de 1913.De 1992 à septembre 1998 : campagne générale de restauration et d’aménagement de l'édifice, accompagnée d’une campagne de fouilles archéologiques. Les salons du château de Saint-Priest sont désormais ouverts à toutes activités événementielles : séminaires, réunions, conventions d'entreprise, cocktails de réception, soirées à thème, sans oublier les mariages et les fêtes familiales.
Les deuxième et troisième étages sont gérés par la Ville de Saint-Priest pour l'organisation d'expositions. Depuis le 1er mai 1999, la Ville de Saint-Priest a laissé en délégation la gestion du rez-de-chaussée et du premier étage à la société SECIL (Société d'exploitation de la Cité internationale de Lyon) qui exploite également le Palais des Congrès à Lyon, le Centre de Congrès Fauriel à Saint-Étienne et le Polydôme à Clermont-Ferrand.