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Ce film est tout bonnement IN-DIS-PEN-SA-BLE. Quel plaisir de voir que l'on est pas tout seul à se douter des saloperies qui régissent nos vies. Malheureusement on s'aperçoit que les systèmes sont tellement puissants, qu'à part une énorme révolution avec têtes au bout des fourches, rien ne changera et les bais... Ce seront toujours les mêmes !
Voilà un film qui pousse à la réflexion ! On se doutait bien qu'il y avait quelques liens douteux entre la presse et la politique, les journalistes et les responsables, mais maintenant, le doute n'est plus permis, on sait et on voit, et on découvre un univers et des pratiques dont on aurait préféré apprendre qu'ils n'existaient pas... Mais sans doute est-il préférable de savoir, même si cela provoque un choc !
Les médias nous font manger tous les jours la même soupe et oui, ça fait du bien, d'entendre enfin un autre son de cloche. Personnellement j'ai appris pas mal de chose sur les accointances politiques/pouvoir, les relations incestueuses argent/médias. Même si la démonstration est parfois scolaire (on a l'impression qu'ils ont fait le film pour les lycéens), on prend un grand plaisir à les suivre.
Enfin un film qui traite des médiats et remet à sa place les idées reçues sur les mensonge de la télé et autre bourage de crane. Esperont que tous les utilisateur de médias le veront. Cordialement.
Un film édifiant et accablant sur les liens entre pouvoirs (économiques et politiques) et l'univers médiatique. Les économistes dominants ne sont pas épargnés ! Un film drôle en effet très souvent. À voir en cette période électorale !
Le fait que ce film soit programmé dans 1 seule salle à Rouen et ses alentours, me permet de réaliser l'étendue de la censure dans un pays libre. A voir absolument, car bien construit, très pédagogique, avec humour. Si nous pouvions en toute connaissance exprimer un avis ou une opinion dans ce pays, je pense que la vie serait meilleure. Si nous pouvions voter en étant informés, la vie serait meilleure aussi. Ce film y contribue.
Et si pour une fois on ne se cachait pas, peinard, derrière son petit doigt ? En plus c'est drôle ;-)
Tragie comédie, quel journal peut on encore lire ? Quelle chaine de TV regarder ? Quelle radio écouter ? quels philosophes entendre ? Comment resister à l'intérieur d'un système, sans s'en faire exclure ?
Je me disais que je n'apprendrais pas grand chose sur la connivence, le copinage entre hommes/femmes des médias, de la politique et des propriétaires des grandes multinationales (Bouygues, Lagardère, Arnault, Bolloré et consort). Erreur ! Tiens, savez-vous quelle est l'espèrance de vie dans un quartier pauvre de Glasgow en Ecosse, versus celle d'un quartier riche dans la même ville ? Est-elle plus élevé ou moins élevé que la moyenne en Inde ? Et le chapitre sur les experts,(toujours les mêmes!) ceux qu'on nous présente comme des chercheurs au C.N.R.S ou chargés de cours dans telle université ou école prestigieuses, mais qu'on oublie de nous présenter comme siègeant dans tel ou tel conseil d'administration d'une grande multinationale. Sincèrement il faut voir ce film, ne serait-ce que pour affiner notre grille de lecture. Je regrette juste que parmi ces nouveaux chiens de garde on ait oublié "nos grands philosophes".
Quoiqu'en disent certains, c'est un film qui en apprend pas mal sur les collusions entre les médias et l'Argent. Sur le bourrage de crâne aussi : le passage où l'on voit le soi-disant "meilleur économiste de France" (dixit Alain Minc) nous expliquer en janvier 2008 que tout va pour le mieux sur la planète Finance (et ils remettent çà en juin 2008... juste trois mois avant le grand clash) vaut son pesant de cacahuètes... Et puis savoir que tous ces grands patrons, grands commis de l'Etat, journalistes, personnes d'influence, dînent ensemble au Club "Le Siècle", tous les derniers mercredis du mois, en s'engageant à ne rien diffuser de ce qui se dit dans ce club très fermé, çà n'est pas inintéressant... Surtout quand on voit bien que ce sont les mêmes qui ont de la "Démocratie" et de la "République" plein la bouche... Se rendre compte aussi que ce sont toujours les mêmes qui tournent en boucle, pour nous expliquer le Bien, le Mal, le Bon et le Mauvais, ça n'est pas nul, à deux mois d'une élection cruciale. Je me demande bien pourquoi ce film est si peu diffusé, y compris à Utopia, où on aurait pu imaginer qu'il bénéficierait de la vedette, où tout au moins ne serait pas systématiquement relégué à des horaires auxquels seule une minorité peut avoir accès... Peut-être qu'il dérange un peu plus qu'il n'y paraît...
Ce documentaire, très idéologiquement orienté (certains dirons "à la gauche de la gauche"), joue malheureusement très vite la carte de la dérision facile, là où le sujet aurait mérité une analyse sérieuse. Malgré quelques interventions pertinentes (particulièrement celles d'Henri Maler d'Acrimed), le film se borne la plupart du temps à créer des effets burlesques par répétition des mêmes extraits d'émissions de télévision, produisant un effet comique en ridiculisant ses protagonistes et mettant le public dans la position infantile du théâtre de Guignol. La désignation des "méchants" que Guignol va rosser n'est qu'une grosse ficelle, toujours très prisée par la satire populiste, détournant l'attention et ruinant ainsi toute tentative de critique rigoureuse de la main-mise des groupes financiers sur les médias à partir des années 80. Car au lieu d'apporter des arguments pour une vraie critique des médias, le film enfonce les portes ouvertes d'une "contestation du système" selon une grille de lecture transpirant les positions de Bourdieu et Chomsky, dévoilant peu à peu son véritable but, faussement provocateur mais véritablement dogmatique : exposer les thèses d'économistes rejetant le "système capitaliste" et plus généralement l'économie de marché, dans le plus pur style gauchiste soixante-huitard. Tout cela laisse un petit goût d'aigreur désagréable, assez typique en fait du climat de ressentiment et de velléité revancharde émanant d'une certaine pensée pseudo-radicale française (est-ce pour cela que Frédéric Lordon s'est revêtu d'un pull "Freddy Krueger" ?) On croit qu'on va voir un pamphlet rigoureux écrit par de jeunes gens en colère, et on ressort juste avec un goût de vieux jus de crâne bourdieusien.
Entre marchands de canons, de béton et celui des Rafales, je croyais tout savoir sur la faible indépendance des médias ; hé bien, l’effet d’accumulation concernant les connivences, l’omniprésence des mêmes « experts » éditorialistes, donne le vertige. Les responsables de journaux dans les tournantes de la « chefferie » sont ridicules. Il y a de quoi rire, mais aussi d’être accablé quand Julliard dont j’apprécie pourtant les éditoriaux se montre tellement d’accord avec Ferry (Luc). Joffrin fait peine dans une question tellement déférente à Chirac, et comme pour Duhamel, cible tellement visible, ses cumuls nuisent à la profondeur de ses analyses. Pujadas demandant aux Conti de ne pas embêter les patrons, se faisant envoyer sur les roses, c’est vraiment plaisant. Giordano et ses « ménages » parmi tant d’autres : Sinclair, Ockrent, belles illustrations du mélange des genres, qui se réjouissent de la fin de l’époque Peyrefitte lorsque le ministre de l’information venait expliquer à Zitrone les nouvelles formes de l’information : au moins il y avait moins d’hypocrisies et Val chantait : « rien n’est plus beau que l’autogestion ». Dans un secteur en crise grave avec des journaux « aux jarrets coupés », des évolutions ont eu lieu, depuis le livre d’Halimi qui est illustré dans ce montage plaisant. Plenel par exemple ne tient plus tribune commune avec Minc et Colombani. Avec Médiapart, il a ouvert un espace alternatif sur le web, lieu essentiel d’infos, dont il n’est aucunement question dans le film. Tout bouge rapidement, les têtes de marionnettes devraient se renouveler mais la longévité est la caractéristique dans ces cercles là : Elkabbach et Drucker pourront prêcher la mobilité et Attali les vertus du nomadisme : ils n’ont guère bougé des studios où ils campent. Le titre est inspiré du livre de Paul Nizan « Les chiens de garde »: « Que font les penseurs de métier au milieu de ces ébranlements ? Ils gardent encore leur silence. Ils n'avertissent pas. Ils ne dénoncent pas. Ils ne sont pas transformés. Ils ne sont pas retournés. L'écart entre leur pensée et l'univers en proie aux catastrophes grandit chaque semaine, chaque jour, et ils ne sont pas alertés. Et ils n'alertent pas. L'écart entre leurs promesses et la situation des hommes est plus scandaleux qu'il ne fut jamais. Et ils ne bougent point. Ils restent du même côté de la barricade. Ils tiennent les mêmes assemblées, publient les mêmes livres. Tous ceux qui avaient la simplicité d'attendre leurs paroles commencent à se révolter, ou à rire. »
Un film coup de poing et terriblement d'actualité quelques mois avant les élections ! A voir absolument.
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