Bright Star
Public :Etats-Unis, Royaume-Uni
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Une image somptueuse qui restitue à merveille ce 19ème romantique, Jane Ccampion nous avait déjà montré son savoir-faire dans La Leçon de piano ou Portrait de Femme,mais en même temps, et c'est toute l'originalité de la cinéaste, rien d'éthéré dans ses personnages : certes le jeune Keats est fragile, mais un feu persistant brûle dans son regard, et Fanny est une solide jeune fille coquette et pleine de vie, qui ne se consume pas dans une passion désincarnée; un amour qui vit au rythme des saisons: en hiver il lui prend la main, mais ce n'est qu'au printemps qu'il l'embrasse, baiser qui scellera à jamais cette passion dans une nature triomphante où ils jouent aux amoureux sous l'oeil aimant et curieux de Toots, la jeune soeur de Fanny... Lenteur, beauté, pudeur et passion dans ce film qui illustre bien le début d'Endymion de Keats : "A Thing of Beauty is a joy for ever, its loveliness increases, it will never pass into nothingness..."
Beau film. Très belles images. Les vers de Keats traduits évidemment ne sonnent pas de façon très fluide ou compréhensible. Problème des traductions. Donne une juste idée de ce qu'est l'esprit romantique : plutôt compliqué et tourmenté...
Joli parlé, jolis poêmes, joli environnement, jolies tenues et tissus. Une beauté, un bijou. Des moments d'attente et de reflexion sublimés, pas d'ennuis, de la litterature, de l'ecriture, une peinture, des sentiments, les sens sans cesse eveillés mais doucement telle une caresse, une pureté ; inédit en son genre, merveilleusement réussi ; on ne pense pas au scénario, on voit plutôt ce qui possible de filmer et comment... un plaisir pour les yeux et l'esprit.
Film très esthétique, peinture à l'image, c'est un régal pour les yeux, beaucoup de perfectionnisme, assez mélancolique action très lente... mais c'est l'époque de la poésie à l'état pur, beaucoup d'esprit, il faudrait le revoir pour saisir les paroles de la poésie, car l'image prend le pas sur les mots.
...alors oui, mon avis serait favorable : de très beaux tableaux, dans de très beaux pastel de vert, de brun, de gris, de bleu pâle. De nouveaux costumes pour Abbie Cornish à chaque nouvelle scène. Malheureusement, tout le reste a été dépouillé aux limites du possible, au point de rendre le jeu des acteurs totalement fade. Seuls Abbie Cornish et Ben Whishaw font preuve d'un talent remarquable pour sortir de cette insignifiance voulue. On est loin de la performance de la leçon de piano, film qui nous avait surpris par sa classe et ses touches d'exotisme. Ici, le cliché de l'Angleterre est tellement caricatural que c'en est crispant.
Un joli film, beau comme un Poème, de belles images, de beaux personnages un plaisir et une bonne soirée au cinéma.
Hélas, Keats était fauché, il n'aura de gloire que posthume... Sinon (en creux, si l'on en croit la réalisatrice), c'était mariage, peut-être procréation, voyages pour avoir de l'air, retours dans le giron féminin et la petite santé des torturés. L'acteur incarne bien ce côté frêle d'un cérébral à côté de ses pompes. Il faut dire aussi que la tuberculose commençait ses ravages. Jane Campion plante son décor insistant sur les résultats d'heures à coudre, le tout agrémenté de phrases poétiques assez décevantes... D'entrée de jeu, Fanny, "Bright Star", apparaît pourtant combative, sa soeurette rousse sur les talons, la mère admirable de tolérance. Fraîcheur, grâce, fascination pour le sexe opposé : tout facilite l'immersion britannique de milieux privilégiés en 1818, où l'espièglerie durait le temps de trouver l'oiseau rare... Joli environnement, un peu féérique, cadré comme des tableaux de maître, accompagné d'un revenez-y de "Leçon de Piano", les chapeaux ouvragés un rien plus transparents, sauf qu'ici l'envoûtement fonce vers le funèbre même si l'euphorie printanière alterne... Magnifiques choeurs en lieu et place d'instruments ou ce chat sur les genoux, sorte de continuité du temps... Nul doute que l'idylle offrira aux amoureux transis l'occasion de verser de bienfaisantes larmes. Mais être compassé prend tout son sens dans ce film, une impasse "à couper le souffle"... A l'inverse, le précédent "In the cut", obtus, égaré, faisait bouillir les sangs !
Jane Campion nous a conquis avec l'inoubliable "leçon de piano". On retrouve ici le même plaisir à montrer les passions humaines, par le moindre plan, les moindres gestes du quotidien. On est plongé au cœur du romantisme du début du XIXème siècle. Les images sont esthétiques, et cette esthétique est au service d'une histoire très bien servie par le duo de comédiens principaux. Les interdits de la société anglaise du XIXème siècle sont palpables et on vit les frustrations des personnages. Pourtant, le film n'est pas sans quelques longueurs. Le récit très simple (ils tombent amoureux puis il tombe malade) aurait certainement été plus poignant si la narration n'avait pas suivi un strict déroulé chronologique. En résumé, le film est agréable, mais on reste un peu sur sa faim, quand on sait ce que peut réaliser l'auteur.
Malgré un petit un défaut qui est la poésie dite en anglais et sous-titré en français ce qui est un peu lourd, ce film est magnifique et nous donne envie de connaitre Jonh Keats. Allez le voir.
Ce film retrace le début d'une histoire d'amour entre une jeune fille de bonne famille et un jeune poète, tous les 2 épris l'un de l'autre. Mais à cause des obligations "sociales" de l'époque, ils n'ont pas pu vivre leur amour au grand jour : lui, pauvre, elle issue d'une famille riche! Magnifiquement conté, ce film m'a émerveillée! Les acteurs sont formidables!
Quelle beauté dans les images, l'évocation des saisons, le choix des couleurs... qui mettent en valeur les acteurs dont celui de l'héroïne qui se détache, magnifique de grandeur et de courage... Quel raffinement dans les gestes du quotidien !... Tout paraît facile et pourtant que de travail et de recherhe pour aboutir à ce degré de romantisme... Quitter le 21ème siécle et plonger dans le 19ème est un bain de fraîcheur et de jouvance même si nous n'atteignons pas les élans de la "Leçon de Piano"...
Si vous aimez le romantisme vous serez conquis ! Les images sont magnifiques, on est rapidement captivé par le scénario mais on se doute malheureusement trop tôt de l'issu du film... Les acteurs sont parfaits dans leur rôle. Film divertissant.
Le film tarde un bon quart d'heure à démarrer...Ca devient enfin un peu plus intéressant, mais hélas les personnages (malgré le sujet) ne sont pas très attachants (mauvais casting?).Reste les images et la mise en scène qui sont souvent réussit. Mais on attendait beaucoup plus du nouveau film de Jane Campion...
Un film splendide sur le Romantisme et le sentiment amoureux. Une mise en scène magistrale des transports et de l'anéantissement que peut produire ce sentiment chez une personne. D'un point de vue cinématographique, on reconnaît bien là la réalisation de Jane Campion (prises de vues, zoom) et on retrouve toute la profondeur émotionnelle de La leçon de piano (sans la bande musicale : -( ) ; cependant l'intensité en est moins ressentie -au sens sensitif du terme- Le jeu des acteurs est excellent (particulièrement celui du poète). En revanche le film va vraiment à l'essentiel : certes une gradation parfaitement dosée des émotions pour parvenir au dénouement mais un enchaînement des scènes qui aurait gagné à être lissé. Selon moi une des plus poignantes histoires d'amour du cinéma avec Meet Joe Black (permettez-moi de placer Titanic à part) Un film sur un sentiment devenu rare et que seuls ceux qui l'ont goûté pourront apprécier dans ses dernières minutes...
je suis allée voir "Bright star" en redoutant cependant un côté académique, voire précieux,puisque traitant des amours d'un poète très connu outre-manche. il n'en n'est rien, et le film est merveilleusement romantique dans la description de cet amour non consommé. les tissus, qu'on a l'impression de pouvoir palper, la lumière, palpitante, le rendu des saisons, tout le film est vivant et sensuel. Il est en outre porté par une comédienne australienne encore inconnue mais très convaincante, je gage que nous la reverrons sur les écrans. beaucoup d'émotions malgré quelques petites longueurs. Jane Campion nous revient en grande forme, et c'est un régal des sens !
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