Oncle Boonmee (Celui qui se souvient de ses vies antérieures)
Public :Thaïlande, Royaume-Uni, France, Allemagne, Espagne
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Thanapat Saisaymar (Boonmee), Jenjira Pongpas (Jen), Sakda Kaewbuadee (Tong), Natthakarn Aphaiwonk (Huay femme de Boonmee), Geerasak Kulhong (Boonsong fils de Boonmee), Kanokporn Thongaram (Roong ami de Jen à lʼhôtel), Samud Kugasang (Jaai ouvrier en chef de Boonmee), Wallapa Mongkolprasert (Princesse), Sumit Suebsee (Soldat), Vien Pimdee (Paysan)
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Des apriori défavorables j'en avais sur ce film de presque deux heures dont les échos, sauf exceptions, n'étaient pas très positifs, évoquant "une histoire sans intérêt sur des images sans queue ni tête frôlant le ridicule"...Je suis donc allée le voir en traînant la patte et je dois dire que mon impression est bien plus favorable que je ne pensais : laissons notre esprit cartésien au vestiaire et laissons-nous porter par cette culture, cette esthétique et ce cinéma si différents des nôtres, cette sorte de méditation en images d'un homme aux portes de la mort, qui le sait, et choisit de revenir, entouré des siens, dans une grotte en haut d'une colline, celle qui " l'a vu naître"et qui le verra mourir... Quand on ne cherche pas à tout prix la rationnalité on peut se laisser porter par la beauté visuelle et poétique de scènes somptueuses comme celle de cette princesse défigurée éprise du reflet de la jeune femme belle et désirable qu'elle fut sans doute, se plongeant dans ces chutes magiques où elle s'offre, dépouillée de ses atours, à un poisson-chat qui se faufilant entre ses cuisses, lui fait connaître un orgasme primitif et cosmique... Et se mêlant à cet onirisme, un sens remarquable du quotidien dans des scènes qui nous ramènent au monde matériel : les comptes après l'enterrement, une séance de télévision que regardent tante et nièce et comme par malice, l'intrusion dans la chambre d'un jeune moine qui s'ennuie, ayant tout simplement envie "d'une bonne douche chaude"... Réalité, apparences et rêves se mélangent pour donner une oeuvre étrange, inhabituelle mais habitée, qui nous ouvre à un tout autre cinéma...
Comment entrer dans cet univers si lent avec des effets grotesques aucune part de rêve tout est terrien l'invisible et le spirituel sont à vue et à nu pas d'emotions sinon quelques ricanements de la salle qui n'y comprend rien. Un cinéma minimaliste j'attendais quelque chose de plus surréaliste, quelle déception !
J'ai eu beau cherché le message que le jury du festival de Cannes a voulu faire passer en primant ce film, mais je n'ai rien trouvé. Depuis la Planète des singes version Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston, on n'avait pas vu de singes de carnaval aussi grotesque. Si cet homme a vécu d'autres vies on ne le sait que parce que les critiques ont présenté le film sans doute sur la base d'un document prédigéré. Rien n'est invisible, au contraire, on voit, on touche... Donc pour moi, rien à en garder ! Mais c'est tout de même quelque chose qui interpelle sur le festival de Cannes et ce qu'on peut en attendre, encore plus que depuis "Le ruban blanc".
Pourquoi on ne se sent pas concerné par ses soudaines apparitions ? Pourquoi le cinéaste ne s'occupe que de son cinéma ? Ce calme finit par nous ennuyer, il nous laisse dehors et c'est vraiement dommage...
Balade dans une jungle où un murmure de basses rassure tout de suite... On vient à la rencontre de l'oncle aux reins défaillants, des apparitions tout ce qu'il y a de gentil. Il doit "naître à rebours", aller se perdre au fin fond des grottes (bien des similitudes avec "Tropical Malady"). Autant se caler dans son fauteuil, fondu dans la pénombre, faire corps avec la nature moite, arrêter de penser... L'eau, les pas dans la végétation, le très lent déplacement de caméra vers dieu sait quelle curiosité... Apichatpong Weerasethakul, surnommé "Joe" ou "le David Lynch thaïlandais", aurait beaucoup puisé chez l'Américain Bruce Baillie ("Castro Street") : la passion des tunnels tourmentés ouvrant sur le soleil leur est commune. Rien n'interdit de se croire chez Pink Floyd non plus... C'est toujours beau, féérique, purifiant. On se croit dans un conte pour adulte. Puis l'animisme majoritaire finit par jurer un peu avec les éclats de mondialisation, une uniformisation de comportements devenant pesante sous toutes les latitudes... A à regarder de plus près la production précédente de ce plasticien, il sait raconter la Thaïlande actuelle. Il gagnerait à élargir son public, qu'on retienne quelque chose en plus de l'envoûtement... "L'Etat du monde" (pour la partie qui le concerne) semblerait plus engagé. "Syndromes at a century" et "Blissfully yours", enchanteurs et moins hallucinogènes. A suivre !
Si ce film n'avait pas reçu un prix prestigieux, j'aurai souri avec indulgence en voyant ce bien curieux film, et considéré son réalisateur avec bienveillance, comme un débutant qui doit faire ses armes. Il y a quelques belles images. Mais pas de scénario construit, si une morale doit être trouvée c'est après une étude minutieuse du film mais il manque au spectateur beaucoup de clés. D'autres scènes sont curieuses comme cette scène de bestialité. Bref un film qui n'est pas nul mais ne présente pas grand intérêt
Ce n'est même pas beau... des plans à n'en plus finir, y compris de dialyse ! Et des spectateurs qui quittent la salle. A ne pas voir !
Cannes 2010, un film de la sélection Officielle : "Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures)" du cinéaste (!?) thaï Apichatpong Weerasethakul. Très vite, vous vous demandez ce qu'un tel film vient faire à Cannes : les images sont exceptionnellement laides (du mauvais 16 mm gonflé), l'histoire est inepte (sauf, peut-être, pour celles et ceux qui croient à la réincarnation, mais ce n'est pas mon cas !), les acteurs (?!) jouent comme des pieds ; quant à la mise en scène, difficile de la juger dans la mesure où il ne se passe pratiquement rien et où on s'ennuie profondément. Pour tout dire, un film qui ne serait sélectionné dans aucun festival de cinéma amateur. Et à Cannes, le plus grand Festival du monde, il est là, en sélection officielle ! A n'y rien comprendre. Puis vient le dimanche 23 mai, le jour où est dévoilé le palmarès. Et là, on retrouve ce film avec la Palme d'Or. Provocation ? Tirage au sort ? Des jurés ivres-morts au moment du verdict ? En tout cas, un très mauvais coup porté au cinéma ! En effet, de nombreux spectateurs font confiance à la palme d'or : ce film, qui était le seul film de la compétition à ne pas avoir de distributeur avant le Festival (on comprend pourquoi en le voyant ! Même Ad Vitam, distributeur de "Tropical Malady", un des films précédents de Apichatpong, ne croyait pas en ce film), va réussir à drainer quelques centaines de milliers de spectateurs et ces gens là risquent fort être dégoutés du cinéma style art et essai pendant un bon moment. Mais au fait, réfléchissons un peu : qui était le président du jury du Festival 2010 ? Tim Burton, un des rois du cinéma de divertissement. Tout bénéfice pour lui de détourner les spectateurs du cinéma d'art et d'essai ! Quant aux critiques professionnels dont beaucoup vont encenser ce film, surtout, ne vous laissez pas impressionner : c'est tellement grisant de porter aux nues ce que le bas peuple est incapable de comprendre. Vous l'aurez compris : face à ce que je considère comme un véritable scandale, je suis furieux. Ce film, la Palme, certaines critiques à venir, ça gonfle !
Bon début, je n’ai pas eu bcp de peine à m’installer dans « l’état que l’on ressent entre un bon déjeuner et une sieste » dans lequel recommandait de se trouver le Dr de la salle où ns avons visionné l’avant-première de ce film, précédant la venue exceptionnelle du réalisateur durant ses qq jours passés en France. Je tenais tjs bon à l’arrivée des esprits, malgré leur apparence parfois plus qu’étonnante. Que les Dieux cannois et les encenseurs nous pardonnent, nous fûmes un bon nombre à lâcher en route ! L’idée de départ intéressante tourne court, Le film rend hommage aux anciens films thaïs : tournés au ralenti les plans n’en finissent plus, les références à la culture locale indispensables pour une compréhension a minima (peu savent qu’en Thaïlande on peut demander à devenir moine pendant les 3 jours qui suivent un décès) et les déambulations des personnages fantomatiques dans des cavernes (y voir peut-on lire un retour à l’uterus maternel !) ou des forêts m’ont achevée, en 2h quelques belles images ne suffisent vraiment pas… Trop inculte sans doute, malgré mon attrait pour la culture bouddhiste, je jurai mais encore une fois un peu tard qu'on ne m'y reprendrait plus ! Encore une fois réservez ce drame au public local ou au jury du festival, que je rejoins pourtant dans son choix pour "Des Dieux et des Hommes" visionné ce soir lui aussi en avant première, un superbe film.
La bande annonce était bien pourtant..., le sujet du film aussi..., un flop ennuyeux et sans intérêt joué par des acteurs fadasses.
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