Habemus Papam
Public :Italie, France
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Très beau début, mais au bout d'une demi heure le film s'enfonce dans un ennui. Le sujet, véritable question, n'est que très vaguement abordé, ce qui contribue à rendre ce film limite ennuyeux.
Un très bon et grand film et quel plaisir de revoir Piccoli je ne me suis pas ennuyé un seul instant. Un film qui restera.
Ha ça c'est du film. A allez voir d'urgence, un grand piccoli sous la houlette d'un très bon Moretti.
Après un docu-fiction digne d’une deuxième partie de programme TV (« présumé coupable »), après deux navets sur fond de familles bobos (« la guerre » et « le skylab »), nous avons envie de nous exclamer : enfin du cinéma ! D’abord les prises de vue : elles nous donnent à voir l’un des plus beaux sites du monde sans tomber dans la carte postale. Ensuite les acteurs : une brochette époustouflante de vieux messieurs en tenue de cardinal plus vrais que nature. Enfin le drame : drame d’un homme qui non seulement ne se sent pas à la hauteur mais surtout a l’impression d’avoir raté sa vraie vocation celle de devenir un acteur de théâtre, drame d’un conclave qui ne sait plus sur quel pied danse sinon jouer au volley, drame des fidèles qui attendent un successeur papal. Le tout dit avec un humour délicat jamais irrévérencieux, les religieux n’étant pas ridiculisés mais leurs petits travers peints avec gentillesse. Seule la conclusion nous laisse sur la faim. Nanni Moretti, qui joue admirablement le rôle du psy, ne nous livre pas le fond de sa pensée. Peut-être a-t-il voulu éviter un film à thèse pour se concentrer sur le portrait psychologique. Le parallèle avec Tchékhov est-il un début d’explication ? Dernière chose pour la version en V.O. : quel bonheur que d’entendre cette si belle, si musicale langue italienne ! Comme elle proche de la nôtre mais tellement plus mélodieuse, et la diction des acteurs italiens : un exemple pour nos acteurs et surtout actrices que l’on comprend à peine !
Le lux n 'est pas facile d'accès, et pas de possibilité de se garer alors qu'à l'ugc y a de la place et plusieurs salles.
Et Nanni Moretti doute de tout sauf de l'Art et aborde de très nombreux sujets (peut être trop...) : le pouvoir, la religion, la psychanalyse et le theatre. A voir absolument pour ses interrogations mais certaines scènes sont parfois un peu longues. Piccolo est génial !
On vient de voir ce film là... Dont le sujet pourrait sembler pas très captivant. Mais ce n'est pas le cas de ce film. Bien tourné, avec de bonnes performances des acteurs, musique, beaux costumes, ambiance du Vatican... Les émotions y compris la fin émue !
Situations comiques et situations dramatiques se melangent et je dirais très heureusement !!On a affaire à un Michel piccoli extraordinaire dans le role d'un pape imaginaire et en fuite et assailli par un doute mal à propos. Nanni Moretti. Bien !!!
Ensemble pas trop mal le scenario est bien ficelé, sa se regarde plutôt bien alors je dirait, a voir...
leçon de modestie et réflexion sur le pouvoir, allez voir ! Piccoli est magistral, émouvant mais c'est souvent comique, on rit.
Nanni Moretti est attachant, mais ce n'est pas la 1er fois que le réalisateur italien fait un film inégal : sur un sujet fort, parlant, nouveau, mais qui ne va pas au bout de sa logique ( la psychanalyse du Pape) et s'égare, dans des scènes parfois charmantes, mais qui frustrent, comme la trop longue partie de volley entre les prélats. Le personnage du psy aurait également pu gagner en profondeur, mais nous restons hélas à la surface. En positif, les coulisses de l'élection du pape, les portraits esquissés des prélats, et bien évidemment Michel Piccoli, au sommet de son talent, éblouissant avec peu de mots, des regards, des postures...Jean Dujardin lui a raflé le prix d'interprétation pour " the artist" c'est qu'il doit être excellent, car Michel Piccoli, qui était pressenti, est ici parfait, et cela fait plaisir de retrouver ce comédien. Mais cela ne suffit hélas pas à rétablir un film bancal.
Excellente réalisation et histoire de l'homme face à ses responsabilités, ses angoisses, son propre jugement. Le film est par analogie très chrétien au sens où dieu lui-même dans la révélation du christ, dieu fait homme, est habité du doute, de la solitude, du face à face avec lui-même qu'aucune technique ou thérapie ne peut résoudre. C'est soit accepter soit refuser les missions confiées dans le cadre d'une charge qui toujours dépasse les capacités dévolues à chacun de nous. C'est une belle leçon de modestie. Le film est d'actualité si on le rapporte, à front renversé, aux situations des responsables politiques en France et en Italie.
Sans dévoiler les ressorts du film, on peut dire que ceux qui, lisant le synopsis, s'attendent à des joutes verbales savoureuses, philosophiques, entre Moretti et Piccoli, risquent de rester sur leur faim. La rencontre entre les deux ne constituent qu'une petite partie du film. La fin pourra aussi laisser le spectateur sur sa faim, mais il n'en reste pas moins un film agréable à suivre, de bons acteurs.
J'ai adoré ce film. D'abord, on rit beaucoup. Ce qui est assez rare pour être souligné. Ensuite c'est du vitriol pur. J'imagine l'effet dévastateur démultiplié en Italie... Nanno Moretti - qui joue dans son film ce qui est un régal - a par moment des accents felliniens. Par contre j'ai regretté d'y être allée avec une amie qui elle, n'a pas aimé du tout. Je vais reprendre mes bonnes habitudes d'aller au cinéma en solitaire. Ce conte cache bien son jeu. Il prétend n'être qu'une comédie alors qu'il ébranle pas mal des idées toutes faites que nous ne remettons jamais en cause. Comment un homme peut-il devenir tout à coup "Sa sainteté ?" Quelles sont ces pratiques d'un autre âge ? Il y a de quoi réfléchir et discuter pendant les longues soirées d'automne. Michel Piccoli est égal à ui-même : génial. Prenez le risque : allez le voir.
Mais non ce n'est pas un film anticlérical ! Comment ne pas être sensible à cette mise en parallèle d'un "pape" qui refuse la (trop) lourde charge de guider des fidèles en troupeau (magnifiques images des funérailles de JP II), et de ce psychanalyste qui "modestement" n'arrête pas de se prévaloir d'être le meilleur (sa femme sans doute pourrait prétendre à rivaliser avec lui si elle n'était pas obsédée par les traumatismes de l'enfance). Naguère, Moretti menait le combat contre un berlusconisme dont on voit aujourd'hui les dégats, mais voilà qu'aujourd'hui il doute. Non pas qu'il ait changé d'opinion : mais est-ce bien à lui de jouer les guides ? N'est-il pas là tout simplement pour faire des films ? N'en déplaise aux apôtres de "l'autorité" (de tous bords) qui forcément n'y comprennent rien.
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