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Marjane Satrapi, Vincent Paronnaud
Mathieu Amalric (Nasser Ali Khan), Edouard Baer (Azraël), Maria De Medeiros (Faringuisse), Golshifteh Farahani (Irâne), Eric Caravaca (Abdi), Chiara Mastroianni (Lili adulte), Jamel Debbouze (Houshang / Le mendiant), Isabella Rossellini (Parvine, la mère de Nasser Ali), Didier Flamand (Le maître de musique), Serge Avedikian (Le père d'Irâne), Rona Hartner (Soudabeh)
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Ce film est en complet décalage avec Persepolis, sauf peut-être le décalage constant du spectateur entre les images et ce qu'elles sont sensées de montrer. La tendresse est présente et la musique super. Allez le voir!
Quelle déception par rapport à « Persépolis » ! Le début, pourtant, semble prometteur avec son ambiance de conte oriental. Mais alors après que d’ennuis ! Cela parle d’un violoniste dont on n’entend jamais un vrai solo, d’une femme acariâtre mais qui se tape tout le boulot, d’un homme qui se plaint d’épouser une femme qu’il n’aime pas alors qu’il pouvait agir autrement (un artiste, que diable! ça voyage!) et tout à l’avenant. Avec, en guise d’excipient, une mise en scène et des décors qui rappelle plus une pub à l’eau de rose qu’une réelle inventivité cinématographique. Seule la parodie au vitriol de la famille américaine moyenne avec la fille obèse avachie devant la télé et des parents qui s’extasient devant les contorsions ridicules des garçons m’a arraché un sourire et m’a tiré de l’ennui. Mais c’est bien peu pour presque 2h de projection. Mon épouse et moi, nous avons payé 2 places pour des prunes!
Heureusement j'ai entendu Claude Simon parler de ce film ! Autrement j allais ne pas y aller (sic) les autres critiques entendues n etaient pas louangeuses. J ai aimé. Cest une oeuvre en spirale avec des bras de galaxie qui se tendent vers le futur. La premiere partie est assez conventionnelle dans le genre film muet avec un jeu forcé des acteurs et des rires suscités. J Ai aime les alternances de gris, de couleurs, de dessins. Contrairement a ce que disent certains, chaque changement de style est justifie et bienvenu. Quand on croit etre au terme d une histoire de violon crac, voila que c est l histoire de l ame du violon, et cest langoisse , l amour brimé, deux vies a coté de leur vie. Peut-etre les jeunes qui vivent peu d entraves a leurs amours, ne comprennent ils pas ce qu ont vecu tant de femmes des annees trente et quarente et cinquante... completement aneanties par leur père en toute bonne conscience c est assez poignant et les images sont tres belles, la musique aussi et les poemes perses aussi, j'ai aime...
En oubliant un peu la forme (de vrais acteurs pour raconter ce qui est en fait une bande dessinée) je pense qu'il y a beaucoup à retirer de ce film....En tout cas il m'a parlé et je ne vais pas m'en plaindre...L'histoire tourne sur l'axe de l'amour, un axe fugace et aléatoire, une histoire à risques entre la passion amoureuse et le désir social de fonder une famille....Honnêtement les dialogues sont riches et le film traite à ce qui touche à l'essentiel (la mort, l'amour, l'art ici la musique) comme le faisait sur un plan délibérément politique et féministe PERSEPOLIS...Il y a toujours ce délicat décalage philosophique qui semble au fond la vérité, celle la plus à même de nous toucher, de nous comprendre...Je suis rentré à fond dans le film et je ne l'ai pas regretté...Seule la forme est décevante et sans être un dessin animé, un film d'animation aurait eu sans doute plus d'impact...Mais enfin qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse...Je conseille..
C'est un film qui mélange trop les genres, les cultures, et qui perd le spectateur en chemin. Se veut poétique et touchant, mais des révélations arrivent trop tard dans le déroulé de l'histoire pour emporter avec lui l'intérêt des gens. Et pire encore, les performances désastreuses des acteurs ou des participants qui n'apportent rien au film et jouent ce qu'ils sont comme d'habitude au lieu de s'approprier les personnages : Jamel Debbouze fait du Jamel Debbouze, Edouard Baer fait du Edouard Baer. Cette jolie fable persane touchante aurait pu être bien mieux sublimée. C'est très, trop, loin de Persepolis.
J'avais beaucoup aimé "Persepolis". Dire que j'ai été déçu par "Poulet aux prunes", des mêmes auteurs, est donc, pour moi, une évidence. Pour raconter ce qui, somme toute, est un conte, tiré d'une BD assez ancienne de Marjane Satrapi, ils ont abandonné presque complètement le dessin animé pour un cinéma, certes en "chair et en os", mais avec un traficotage d'images qui rappelle un peu "Amélie Poulain". Certains pourront prétendre que ce film est très riche dans la mesure où il aborde un tas de genres différents. Personnellement, j'ai profondément regretté ce manque d'unité : on passe de la farce au mélo sentimental, de la comédie plus ou moins sociale au drame. Pour moi, rien de tout cela n'a marché, à part le mélo sentimental avec cette histoire d'amour raté entre le musicien Nasser Ali Kahn (Amalric) et la sublime Irâne (Golshifteh Farahani, déjà appréciée dans "A propos d'Elly" et "Si tu meurs, je te tue"). Pour tout dire, je me suis assez copieusement ennuyé au point que, dans ce film qui décompte les jours de 1 à 8 et dont on sait qu'il se terminera le 8ème jour, j'attendais chaque fois avec impatience qu'on passe au jour suivant (sauf quand il y avait Golshifteh Farahani à l'écran)! La musique d'Olivier Bernet fait partie des bonnes choses de ce film, avec, au violon solo, rien moins que Renaud Capuçon.
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