Duo électrique
Musique électronique d’avant-garde, voix cristallines, fantasmagories visuelles et glam sexe décadent : Goldfrapp sort de l’ombre pour prendre place dans l’univers technicolor passionnant de la pop britannique.Si Alison Goldfrapp s'était déjà distinguée comme choriste sur le titre Pumpkin de Tricky ou en participant avec brio à des albums d'Orbital, elle donne toute l'ampleur de son génie artistique en s'associant avec Will Gregory pour former le duo Goldfrapp, signé en 1999 chez Mute Records.
Après le glacial Felt Mountain (2000), nominé aux Mercury Awards, son second album Black Cherry, nominé aux Brit Awards, devient la référence de l’année 2003. Le son et la vision de l’Art-Pop-Now sont nés ; l’empreinte du talon aiguille de Marlène Dietrich sur le dos de Donna Summer, un paysage discotronic tonitruant, dégoulinant de sueur, dont Franz Ferdinand et Marilyn Manson souhaiteront faire des remix. Ses deux hymnes electro-stomp euphoriques, Train et Strict Machine (avec clips vidéo à crever l’écran) sont le summum d’une class-pop cool sous adrénaline.
Le duo anglais, qui n’écrit ni ne produit rien l’un sans l’autre, est une puissance créative sans compromis, stridente, psychédélique, au mieux de sa forme avec Supernature (album sorti en août 2005). Côté musique, vision et âme, Goldfrapp s’est forgé sa propre réalité, à nulle autre pareille. Ce qui vérifie encore en 2010 avec la sortie de l'album, Head First (EMI)
Ajouté par La Rédaction de Cityvox
Avis des internautes
Détails des avis sur : Goldfrapp
Vu dans la salle : Théâtre Marigny
Dans ce théâtre a tendance bourgeoise (bah oui quand même , théatre de Robert Hossein sur les Champs Elysée) le public n'en est pas moins âgé de moins de 40 ans...et complet. La première partie Julian Velard était pour moi presque un supplice qui a duré 6 titres soit 30 minutes. J'ai trouvé son air ahuri avec sa tête bougeant constamment. Son style se veut proche de Fink, Rufus Wainwright...de la folk jazzy, mais malheureusement sans éclat. Pour moi, c'est à oublier. A l'inter-pause, là je fronce profondément les sourcils....de constater qu'en fond de salle on a installé deux projecteurs vidéos dont la ventilation est extrêmement bruyante...cette installation gâchera le concert aux passages doux pour ceux qui comme moi sommes aux derniers rangs. Ce qui est quand même un relatif scandale au vu du prix de la place déboursée...55 euros c'est du luxe. Fort dommage car le concert de Goldfrapp est un pur délice! Son univers de forêt avec des musiciens mi-homme mi-animaux (univers qui apparait depuis 2003) est là....Le retour à l'enfance est flagrant comme en témoigne la playlist : Paper Bag -Road To Somewhere -A&E -Cologne Cerrone Houdini -Utopia-eat Yourself- Monster Love -You Never Know -Caravan Girl -Ooh La La-Happiness -Clowns- Little Bird - Black Cherry Ces 14 titres sont surtout tirés de son dernier album, Seventh Tree il n'y a pas son titre Train comme pour des précédents concerts de cette année, et ce n'est pas plus mal....cette chanson que j'adore, est beaucoup trop sexy pour cet univers d'innocence. Elle en colombine aux pieds nus, nous apparait clairement fragile, avec une voix cristalline et aiguë (=>Utopia). Elle fut bien accompagnée de pas moins de 14 musiciens et d'une mini chorale (qui m'a faite penser à celle inuit de Bjork). Tous très concentrés sur le set, même à fond notamment celle aux keybords (tout à gauche sur la vidéo). En tout 14 chansons et aucun rappel....ça s'appelle comment déjà cette sensation ?? ah oui la frustration, mais la charge en émotions est telle que sortie de la salle, je me suis sentie un peu perdue, les repères ont disparu, et le contact avec la réalité presque trop brutal. Bref, mis à part le problème technique sur les projo, la douceur et sensibilité de la petite Alison s'est bien ancrée en moi.
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