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Lucky Peterson Roi du blues-funk ?
Hé oui !... la très grosse gifle à la Rock School Barbey hier soir ! J'étais avec mes deux frangins tout devant la scène côté droit, pour l'un, c'était sa première fois, pour l'autre et bien cela faisait 4 fois que je le voyais avec lui le Lucky, et ce concert se situe vraiment un ton au dessus des fois précédentes quand même, cette générosité nom de Zeus ! Une musique très riche et au son puissant, une épaisseur à cette belle tranche de blues-funk-rock de presque 3 heures avec beaucoup de blues donc, mais aussi de plus en plus de funk et même du rock, bah oui, un groupe qui peut aussi bien vous reprendre "Sweet Home Chicago" que "Papa was a Rolling Stones" ou autre "Johnny B.Good", ça s'appelle ratisser large, mais pas dans la racole non, dans l'universalité de cette fantastique great black music on va dire... Un band très très costaud, le patron d'abord, ce sacré Lucky Peterson chanteur soul à la voix brûlante et palette étendue comme le feu profond voire abyssal qui veut extravertir le magma de l'intérieur de l'homme, puis l'orgue ah ça oui, soul-churchy en diable ! Et puis cette lumineuse guitare aux soli dans tous les sens, vous savez avec lui, ça démarre en rythmique bien posée puis vient petit à petit la transe soliste en vrille tourbillon, les doigts commandent son âme qui se met alors en limite over-drive possédée alors qu'eux se collent en multitude d'attouchements névrotiques et myriade genre corne d'abondance sur des cordes à la souplesse soumise qui s'aplatissent et sauf cas de casse rejoignent en de multiples péchés de chair compressée le lit boisée du manche qui brûle... Les autres musiciens assurent merveilleusement bien à côté du maître, le fidèle second couteau guitariste fort avisé et dont l'élégant jeu trahit bien souvent le passionné qu'il est dont les doigts fort zélés cassent eux aussi des cordes surchauffées, l'homme souriant et riant au blagues grivoises de son boss a de plus une fort belle voix soul avec toutefois plus d'aigues que n'a Lucky. Un excellent clavier très complémentaire de l'orgue patronale assure entre autres la partie cuivre, plusieurs très jolies nappes fusionnelles et des backing vox très bien fondus dans la strate orale collective. Enfin, une rythmique bien funky dont la tendance airain pousse tout ce petit monde vers l'avant à rejaillir sur nous, et ce sont alors nos petits reins qui n'en finissent pas de nous gesticuler la ventrèche et organisent nos timides pas de danse de trois fois rien ! Donc un batteur toujours en place et gambadant en toute puissance bien au delà d'un simple binaire convenu et un bassiste particulièrement groovant et dont les parties de slaps bien profonds et électrochoquistes n'ont rien à envier à ceux de ses aînés... Et puis Lucky Peterson adore le contact avec son public, alors il va le traverser/rencontrer, il va faire tout le tour de la salle une fois en solfiant et en chantant a cappella, oui monsieur ! Clin d'oeil aux filles comme d'habitude, puis il y reviendra en plein milieu une deuxième fois et la troisième, c'est muni d'une bouteille de Moet & Chandon et de verres en plastique qu'il le fera, en en offrant à qui voulait, mines réjouies de-ci de-là, et puis ils finiront la bouteille avec ses potes une fois revenu sur scène ! Alors question rappel, la vraie débauche bien au delà de la simple générosité conventionnelle, plusieurs morceaux lors d'un premier dont on s'est régalé, l'on croyait que c'était fini, hé bien non, un autre rappel où là Lucky parlera de paix d'amour et de sa haine de la guerre sur fonds de très belle reprise soul bluesy et puis voilà, c'est fini, ils nous ont donné beaucoup, énormément, ils ont la classe, Lucky Peterson est vraiment un grand monsieur ! Et maintenant, il faut redescendre du beau tapis volant...






