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ludique, mutine, câline ou coquine, j'aime croquer la vie à belles dents... Mon idéal : Faire de ma vie un rêve et de mes rêves une réalité...J'aime
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Mon absolutisme et le fait de juger trop souvent les gens sur l'apparenceC'est tout moi
"En amour je n'aime que les commencements" Nathalie BarneySes derniers avis
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W.E. - Wallis & Edouard
Déposé le 16/05/2012 Film
Pour l'amour d'une femme 
J'étais curieuse je l'avoue, de voir cette dernière réalisation de la madone, une femme dont l'énergie et le perfectionnisme m'ont toujours impressionnée, même si je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre.
Alors certes on ne va pas crier au chef-d'oeuvre et le film souffre d'un certain déséquilibre au niveau de la construction, mais son esthétisme raffiné et la sincérité qu'il dégage ne m'ont pas laissée indifférente.
En choisissant de faire le parallèle entre deux situations à deux époques différentes, Madonna n'a pas opté pour la facilité: il auraif fallu accorder en effet la même attention aux deux époques, exercice périlleux s'il en est pour une réalisatrice déterminée mais non aguerrie.
Alors si la vie de Wallis la riche Américaine divorcée deux fois et d'Edward, le roi amoureux est un pur ravissement pour l'oeil tant chaque détail, chaque objet est pensé avec amour et intelligence, la vie de Wally Winthrop, jeune femme des années 1990 à Manhattan nous apparaît sans relief comparée à l'univers raffiné et brillant dans lequel on aurait presque envie de se perdre.
J'ai aimé toutefois ce tourbillon de sensations et ces quelques instants de grâce pour dépeindre ce W.E. ( Wallis Edward qui la coïncidence aidant signifie Nous en anglais), double portrait de femmes où chacune est partagée entre l'amour et la fuite de l'être aimé devenu un danger pour elles.
Il faut se laisser transporter dans les errances de Wally, jeune femme d'aujourd'hui qui a développé un lien si fort avec le personnage historique de Wallis qu'elle en est devenue le double, pour goûter le charme indéniable de ce film qui montre que "l'amour peut aussi bien être une prison qu'un long chemin vers la liberté".
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My Land
Déposé le 17/04/2012
Film
Le Paradis perdu 
Nabil Ayouch pour moi c'était d'abord le réalisateur d'une délicieuse pâtisserie orientale qui avait pour nom Whatever Lola wants : danse, charme et légèreté, comment aurais-je pu imaginer que c'était aussi l'auteur d'un documentaire traitant du conflit de la Palestine de façon intime et universelle?
Un projet entamé en 2003 et qui s'est concrétisé en 2009 quand il a interviewé de vieux palestiniens lors du tournage dans les camps de réfugiés au Liban.
My Land donne à voir l'univers de tensions et de conflits que le cinéaste a connus au sein de sa famille : né d'un père marocain musulman et d'une mère juive d'origine tunisienne, il s'est senti jugé voire stigmatisé comme "le fils de la juive", une richesse culturelle pourtant, puisée dans deux mondes, deux univers, deux héritages qui ne laissait de l'interpeller depuis toujours.
Son film le plus personnel et le plus intime, certes mais qui reste d'abord ouvert sur le monde, évoquant sans pathos mais avec émotion au travers des propos recueillis, ce paradis perdu planté d'oliviers, de figuiers, cette douceur de vivre que ces vieillards chassés à jamais de leur terre ne connaîtront plus.
Faire entendre cette parole à de jeunes Israéliens parfaitement ignorants de l'histoire de leur pays, leur ouvrir les yeux sur la détresse de cette génération sacrifiée et spoliée de ses biens, c'est ce qu'a voulu faire le cinéaste: une démarche sincère et courageuse, très émouvante aussi.
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Young adult
Déposé le 12/04/2012 Film
Nostalgie quand tu nous tiens 
Que ne ferait-on pour revenir sur ses pas, pour se projeter à nouveau dans cette période adolescente où le temps qui passe ne compte pas et où la jeunesse semble éternelle?
Mavis aurait-elle résolu le problème ? A 37 ans tout ou presque semble lui sourire : blonde élégante et sûre d'elle-même elle a quitté le trou paumé dans lequel elle s'ennuyait à mourir et vit désormais à Minneapolis, spécialisée dans des romans pour jeunes adultes, comme on dit aux States, qui la ramènent invariablement à ses amours adolescentes.
Car la belle ne se résout pas à oublier ses premières années de reine de beauté où elle régnait sans partage sur les coeurs des jeunes mâles de son lycée et en particulier sur celui de Buddy, le petit copain favori qui partageait en musique ses baisers, ses caresses et ses délires.
Alors pourquoi ne pas le reconquérir, quitte à briser sans états d'âme le mariage heureux du nouveau père, c'est plus drôle, et puis il va tellement mieux avec elle que sa jeune épouse gentillette mais si terne !
On l'aura compris, tout repose sur les épaules de Mavis/Charlize et force est de reconnaître que la "sale gosse", tantôt godiche, pathétique ou narcissique assure, et rend par moments le film acceptable sans toutefois le sauver d'une immense fadeur due aux acteurs secondaires plats et sans relief, Patrick Wilson en tête, remarquable par son sourire niais et son absence totale de charisme !
Mais qu'est-ce qu'elle lui trouve donc à cet ex en godillots et chemise de bûcheron ne cesse-t-on de se demander à chaque rencontre où Mavis enamourée, manucurée, fraîchement coiffée et maquillée se jette passionnément à son cou !
L'idée en soi n'était pas inintéressante et ce portrait d'adulte immature bien dans l'air du temps, mais il aurait gagné à être beaucoup plus approfondi notamment dans les relations de Mavis avec les autres, à peine esquissées, pour qu'on puisse s'attacher un tant soit peu à cette femme qui cherche désespérément le bonheur dans un passé qui n'est plus, une femme chroniquement insatisfaite qui n'a toujours pas fini de grandir.
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La princesse aux huitres
Déposé le 04/04/2012
Film
"Now I'm impressed" 
Un petit bijou du muet dont je ne cessais d'entendre parler : ce fameux Lubitsch La Princesse aux huîtres que je viens enfin de regarder, merci Ocha !
Il est gros, il est riche et il fume le cigare tandis que se pressent et s'empressent autour de lui serviteurs en livrée et cohorte de domestiques prêts à exaucer le moindre de ses désirs, qui lui tamponnant le front ou remettant en place une mèche imaginaire, qui le mouchant avec sollicitude ou l'installant pour un petit somme réparateur sur force coussins moelleux.
" I'm not impressed" se plaît à répéter Quaker pendant que sa fille adorée, jeune furie domestique bien en chair qui n'a rien d'une mauviette, met en pièces les journaux osant la marier à un simple comte.
Car c'est un Prince qu'il lui faut aboie l'enfant gâtée à la face de son père, lequel, imperturbable, poursuit sa vie de pacha vautré dans le luxe avec une belle sérénité que rien ne semble entamer : l'argent n'achète t-il pas tout ?
Nucki est prince oui, plutôt bel homme mais criblé de dettes et qui a dû dire adieu au faste de sa condition, si peu pressé toutefois de prendre femme, qu'il délègue son homme à tout faire préférant apprendre de sa bouche à quoi ressemble cette "princesse aux huîtres" qui lui est proposée.
Quiproquos et gags en tout genre, Ossi, la maîtresse femme digne fille de son magnat de père, ne va faire qu'une bouchée de Josef, ce faux mari qui ne pense qu'à boire et à se goinfrer alors qu'une véritable épidémie de foxtrot gagne les invités: rythme endiablé que scande le postérieur en folie du chef-d'orchestre dans des scènes plus qu'enlevées où l'humour le dispute à une irrésistible drôlerie, un vrai régal!
Et comme le destin fait bien les choses, la "princesse" va gagner son beau prince à l'issue d'un match de boxe féminin en bonne et due forme, et rôles inversés obligent, Ossi émue et troublée vole un baiser puis deux à un Nucki mollement alangui par les vapeurs de l'alcool et tendrement lové contre son épaule.
Fortes femmes un jour, faibles femmes toujours, qui peut résister à l'amour?
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