Date de sortie : 01 septembre 2010
Un film de : Apichatpong Weerasethakul
Qu'ai-je été ?
Les apparitions magiques de sa femme défunte et de son fils disparu depuis des années confirment à Oncle Boonmee que sa fin est proche. Dans son domaine apicole, entouré des siens, il se souvient alors de ses vies antérieures.De cette première vie, Oncle Boonmee ne se souvient de rien, s’il était animal ou végétal, homme ou femme ; mais il sait à présent qu’il est prêt à aborder la mort avec apaisement.
Palme d'Or - Cannes 2010
Ajouté par La Rédaction de Cityvox
Casting
Réalisateur : Apichatpong WeerasethakulActeurs : Thanapat Saisaymar (Boonmee), Jenjira Pongpas (Jen)
Ajouté par La Rédaction de Cityvox
Avis des internautes
Détails des avis sur : Oncle Boonmee (Celui qui se souvient de ses vies antérieures)
Des apriori défavorables j'en avais sur ce film de presque deux heures dont les échos, sauf exceptions, n'étaient pas très positifs, évoquant "une histoire sans intérêt sur des images sans queue ni tête frôlant le ridicule"...Je suis donc allée le voir en traînant la patte et je dois dire que mon impression est bien plus favorable que je ne pensais : laissons notre esprit cartésien au vestiaire et laissons-nous porter par cette culture, cette esthétique et ce cinéma si différents des nôtres, cette sorte de méditation en images d'un homme aux portes de la mort, qui le sait, et choisit de revenir, entouré des siens, dans une grotte en haut d'une colline, celle qui " l'a vu naître"et qui le verra mourir... Quand on ne cherche pas à tout prix la rationnalité on peut se laisser porter par la beauté visuelle et poétique de scènes somptueuses comme celle de cette princesse défigurée éprise du reflet de la jeune femme belle et désirable qu'elle fut sans doute, se plongeant dans ces chutes magiques où elle s'offre, dépouillée de ses atours, à un poisson-chat qui se faufilant entre ses cuisses, lui fait connaître un orgasme primitif et cosmique... Et se mêlant à cet onirisme, un sens remarquable du quotidien dans des scènes qui nous ramènent au monde matériel : les comptes après l'enterrement, une séance de télévision que regardent tante et nièce et comme par malice, l'intrusion dans la chambre d'un jeune moine qui s'ennuie, ayant tout simplement envie "d'une bonne douche chaude"... Réalité, apparences et rêves se mélangent pour donner une oeuvre étrange, inhabituelle mais habitée, qui nous ouvre à un tout autre cinéma...
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Comment entrer dans cet univers si lent avec des effets grotesques aucune part de rêve tout est terrien l'invisible et le spirituel sont à vue et à nu pas d'emotions sinon quelques ricanements de la salle qui n'y comprend rien. Un cinéma minimaliste j'attendais quelque chose de plus surréaliste, quelle déception !
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J'ai eu beau cherché le message que le jury du festival de Cannes a voulu faire passer en primant ce film, mais je n'ai rien trouvé. Depuis la Planète des singes version Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston, on n'avait pas vu de singes de carnaval aussi grotesque. Si cet homme a vécu d'autres vies on ne le sait que parce que les critiques ont présenté le film sans doute sur la base d'un document prédigéré. Rien n'est invisible, au contraire, on voit, on touche... Donc pour moi, rien à en garder ! Mais c'est tout de même quelque chose qui interpelle sur le festival de Cannes et ce qu'on peut en attendre, encore plus que depuis "Le ruban blanc".
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Pourquoi on ne se sent pas concerné par ses soudaines apparitions ? Pourquoi le cinéaste ne s'occupe que de son cinéma ? Ce calme finit par nous ennuyer, il nous laisse dehors et c'est vraiement dommage...
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Balade dans une jungle où un murmure de basses rassure tout de suite... On vient à la rencontre de l'oncle aux reins défaillants, des apparitions tout ce qu'il y a de gentil. Il doit "naître à rebours", aller se perdre au fin fond des grottes (bien des similitudes avec "Tropical Malady"). Autant se caler dans son fauteuil, fondu dans la pénombre, faire corps avec la nature moite, arrêter de penser... L'eau, les pas dans la végétation, le très lent déplacement de caméra vers dieu sait quelle curiosité... Apichatpong Weerasethakul, surnommé "Joe" ou "le David Lynch thaïlandais", aurait beaucoup puisé chez l'Américain Bruce Baillie ("Castro Street") : la passion des tunnels tourmentés ouvrant sur le soleil leur est commune. Rien n'interdit de se croire chez Pink Floyd non plus... C'est toujours beau, féérique, purifiant. On se croit dans un conte pour adulte. Puis l'animisme majoritaire finit par jurer un peu avec les éclats de mondialisation, une uniformisation de comportements devenant pesante sous toutes les latitudes... A à regarder de plus près la production précédente de ce plasticien, il sait raconter la Thaïlande actuelle. Il gagnerait à élargir son public, qu'on retienne quelque chose en plus de l'envoûtement... "L'Etat du monde" (pour la partie qui le concerne) semblerait plus engagé. "Syndromes at a century" et "Blissfully yours", enchanteurs et moins hallucinogènes. A suivre !
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Nominations et récompenses
Cinéma
- Festival de Cannes 2010 :
Palme d'or pour Apichatpong Weerasethakul (Lauréat)
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