Sélection de la semaine de la critique 2009
Bettina et Marcus vivent un amour passionné et charnel dans une baraque de chantier au milieu d’une plaine traversée d’immenses pylônes haute tension. Tandis que Bettina aspire à une vie plus conventionnelle, loin des fourneaux de la cantine des ouvriers, leur fillette de 9 ans, Tessa, solitaire, s'occupe en ramassant des objets inattendus, petits bouts de rien qu'elle collecte à l'école buissonnière.Ajouté par La Rédaction de Cityvox
Avis des internautes
Détails des avis sur : Lost Persons Area
Allure de western sur un chantier où s’achemine l’électricité vers nos villes. Seuls des pylônes ponctuent un paysage absent, la lumière des baraques signale un brin de vie, de bruit, de chaleur furtive. La violence du travail électrise les rapports familiaux où les adultes en déplacement ne trouvent pas leur place. Une petite fille dispose ses petites pierres poétiques mais elle est abandonnée des grands. Un sentiment de malaise m’a poursuivi une fois le drame accompli.
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Des prises de vue superbes, de très beux acteurs et une histoire de vie faite d'amour et d'un quotidien difficile. De la pudeur, peu de dialogues et la vie, parfois cruelle, qui passe... A voir absolument.
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Film présenté à la Semaine de la Critique cannoise en 2009, "Lost persons area" est le premier long métrage de la belge Caroline Strubbe. Tourné dans la zône portuaire, au milieu des pylônes des lignes à haute tension, entre les Pays-Bas et Anvers, ce film nous permet de fréquenter une famille qui vit là dans une baraque de chantier : le père, Marcus, contremaître s'occupant de la maintenance de ces lignes et qui rêve de créer sa propre entreprise, Bettina, la mère, qui s'occupe de la cantine des ouvriers mais qui rêve d'une vie plus conventionnelle et Tessa, leur fille de 9 ans, une enfant solitaire, glanant de ci de là des objets divers et séchant l'école autant qu'elle le peut. Un jour, Marcus engage Szabolcs, un ingénieur hongrois et la vie de la famille va se trouver bouleversée. De ce film très personnel, on retiendra, entre autres, Kimke Desart, confondante de naturel dans le rôle de Tessa, ainsi qu'une vision peu amène mais malheureusement très crédible des effets de la libéralisation des services, telle que ce que cherche à nous imposer Mr Bolkenstein depuis des années.
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